C’est une course qui en a fait rêver plus d’un mais qui en a également détruit plus d’un. Fouler ce mythique bitume parisien, ces pavés, admirer les plus beaux monuments que cette capitale peut nous offrir, s’enivrer des chants que les artistes proposent tout le long du parcours, c’est ça le Marathon de Paris.

Le contexte :

Je vais donc vous raconter, de manière totalement subjective comment s’est déroulé mon premier Marathon.
Pour ceux qui ne le saurait pas, mon terrain de jeu privilégié c’est plutôt les chemins, la montagne, la nature. Des défis fous à travers le monde mais je n’ai jamais eu le privilège de mon confronter à cette épreuve mythique.

Depuis 3 mois, je me suis fixé un objectif, le SUB 3h sur ce Marathon. Alors la préparation fût longue, faite de beaucoup de moments joie, de records à la clé (sur 10km et semi) et dernièrement de l’annonce de l’intégration de la Team Asics Front Runner. Ce fût 3 mois longs, chargés donc en émotion et en ce week-end de meeting International, l’occasion d’enfin défier cette distance.

La course :

J’arrive stressé à cette épreuve mais tout de même confiant. Le temps est idéal, il fait froid, il fait beau, le corps est en bon état et l’ambiance fait monter peu à peu le cardio.

La première partie de course est des plus agréables avec des portions plutôt descendantes et des faux plats, tout va pour le mieux. On échange quelques mots avec Floriane, on rigole mais on reste sérieux pour autant. On sait que la route est encore longue.

Plus les kilomètres défilent, plus mon corps se sent bien. Je vois toujours la sudiste devant moi, c’est bon signe. On arrive au 20ème et c’est le moment ou Maxime décide de s’immiscer dans la course pour me donner le tempo jusqu’à la ligne d’arrivée. On croise de plus en plus de membre de la Team. C’est le genre de petits détails qui mine de rien, donne du baume au coeur.

On arrive au 30e, il ne reste que 12 petits kilomètres. On récupère mon second ravitaillement. C’est à ce moment que la machine, car je compare souvent le corps humain à une machine que l’on pousse toujours plus loin, décide de s’arrêter, tout du moins de caler.

Un premier instant passé au sol, la tête dans le bitume. Quelques efforts pour se relever (grâce à l’aide d’un passant et de Maxime) et puis la machine cale à nouveau. Je décide de me relever, tant bien que mal. J’ingurgite quelques sucres rapides, je m’hydrate et puis on repart.

Le moteur tourne à nouveau, Maxime donne de la voix pour me faire avancer. Même si l’allure n’est plus celle souhaitée, on arrive à avancer de manière régulière. Puis arrive le kilomètre 38 où j’aperçois Coach Jimmy, mais là clairement la machine se désagrège. Les jambes ne suivent plus, elles sont comme sectionnées. Le cerveau est sur OFF, je titube de droite à gauche.

Il reste 4km, la Cheer Zone approche et les copains ne sont plus très loin. Je passe devant comme une âme errante : pas un sourire, pas un regard, l’esprit est ailleurs malheureusement. Je finis par franchir la ligne d’arrivée, le regard vide, le corps vidé en un tout petit peu plus de 3h10.

Temps final : 3:10:48 – 2458/55100 participants

Mon retour :

Le Marathon de Paris ça se court mais SURTOUT ça se vit ! J’ai eu l’honneur de rejoindre la belle équipe Asics, de passer un week-end complètement dingue et de faire des rencontres enrichissantes.

C’est une histoire qui finit bien puisque je vous écris ces quelques lignes. Dans cet échec individuel je sors grandi d’une victoire collective, car sans ce soutien général, j’aurai peut être mis les warning et serré le frein avant même de franchir cette ligne.

Je reviendrai donc sur cette distance et surement plus rapidement que prévu et je l’espère toujours aux côtés de cette belle équipe !

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