Le contexte :

C’est une course que je ne suis pas prêt d’oublier, tout d’abord car j’avais ma casquette du meilleur grimpeur sur la tête pour atteindre le mythique col du Galibier et surtout car physiquement il m’en a fait voir de toutes les couleurs. Avec un départ à 1400m d’altitude depuis le village de Valloire et des paysages tous plus beaux les uns que les autres, ce trail vous emmènera dans des chemins et sentiers de randonnées du massif du Galibier. Vous passerez jusqu’à 4 fois au dessus de 2500m d’altitude avant de suivre une longue descente dans la vallée.

Ce trail est l’occasion parfaite pour me tester physiquement face à un énorme challenge : manger quasiment 3000m de D+ sur les 30 premiers kilomètres de course. Au total un petit peu plus de 46km et 2950m de D+ ont pu égailler ma journée et faire vaciller mon mental à plusieurs reprises.

La course :

Le départ a lieu aux alentours de 7 heures du matin et nous sommes un tout petit peu plus de 300 coureurs au départ. Les conditions météorologiques sont plus que clémentes et le soleil est au rendez-vous. Après m’être renseigné sur le parcours et les grosses difficultés, je décide de partir prudemment et relancer tant bien que possible dans les descentes.

1-12km :

Le top départ est donné et je décide d’entrée de jeu de me placer dans un groupe non loin de la tête pour pouvoir être tranquille dans les premières ascensions du jour. Dans ces 12 premiers km, 3 ascensions se succèdent, dans lesquelles je me veux prudent avant de relancer activement en descente. J’ai de très bonnes sensations et en profite pour doubler de nombreux concurrents en descente. Après 12km nous avons déjà engrangé un peu plus de 1000m de D+ et le plus dur est à venir avec le passage de 3 cols à plus de 2500m d’altitude.

12-30km :

C’est la partie de course qui révèlera votre mental : 18km et 1800m de D+ à vous manger sans rechigner avec des pentes qui vous donneront le vertige. La première partie est une longue côte de 4,5km avec des paysages à couper le souffle. Après avoir atteint le plan d’Orient (2624m), j’ai l’occasion de passer à côté de magnifiques lacs qui me mènent jusqu’au col des Cerces (2574m). Une longue descente roulante me permet de gagner de précieuses minutes avant la dernière difficulté du jour : l’ascension du Col du Galibier (2667m).

La première partie de ce col est très difficile car le pourcentage des pentes et très élevé (18-20% par endroit) mais la suite est plus agréable avec environ 3km de petites bosses et de plat qui permettent d’avancer à un bon rythme. Mais après le plaisir vient l’ENFER, le mot est peut être fort mais représente ce que j’ai vécu dans cette fin d’ascension. Les forts pourcentages de pentes se succèdent et je vois au loin (TRES LOIN) le flash du photographe en train de capturer les coureurs atteignant le mythique col du Galibier. J’ai pensé à plusieurs reprises qu’il était de renoncer tellement mes quadriceps souffraient. Après 6 heures et quelques minutes j’atteint enfin le col et peut me pencher sur la longue descente jusqu’à l’arrivée.

30-46km :

La longue descente de 16km m’a permis avant tout rattraper mon retard et doubler une petite dizaine de concurrents. La première partie se veut très technique avec beaucoup de caillasse. Malgré quelques frayeurs et un petit salto qui me vaudra quelques bleus, je me sens plutôt frais et maintien une vitesse avoisinant les 10km/h. La seconde partie est plus roulante et malgré quelques petites bosses qui viennent couper les jambes, je finis par atteindre l’arrivée avec le sourire en 8:06:32. Une descente réalisée en un peu plus de 9km/h.

Temps final : 8:06:32 – 131 / 300 participants 

Mon retour :

Si vous êtes amoureux de beaux paysages et friands de dénivelés cette course est faite pour vous. Malgré la difficulté, l’envie d’abandonner face à la difficulté, je ne regrette pas d’avoir terminé cette course qui en valait vraiment la peine. Les bénévoles ont été extraordinaires, les randonneurs et spectateurs l’ont été tout autant, pour nous donner la force de continuer. Malgré un temps un petit peu décevant car j’ai clairement manqué de rythme et d’énergie en côte, je retiens la qualité de mes descentes qui m’a permis de gagner de précieuses minutes.

Le site officiel de la course est disponible ici
Pour plus d’informations sur le 46km c’est par ici 

3 commentaires
  1. Hello Mathieu,
    Est-ce que le fait d’etre admiratif des paysages et de les contempler t’a fait perdre du temps, ta concentration sur la course et par conséquent ton rythme ? Quand l’esprit est ailleurs que se passe t-il ?
    Merci et bonne continuation 🙂

    1. Mathieu

      Hey Charles,
      Question intéressante, pour tout te dire, en effet tu perds du temps à regarder les paysages, prendre quelques photos mais je pense que ça fait partie intégrante de ce genre de courses. Quand la fatigue est intense, les jambes lourdes, tu trouves de la force et du réconfort de différentes manières et la mienne je la trouve dans ces paysages.

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